Auteur : Anne Conges (Page 1 sur 3)

Foulard - Dessin de Delavouët (Signes du bélier et des poissons)

Mas-Felipe Delavouët, poète du temps (2015)

Exposition organisée par le Centre Mas-Felipe Delavouët, au Bayle-Vert, inaugurée le 6 juin 2015.

Exposition sur le thème du Temps, thème majeur de l’œuvre de Delavouët, retenu par le Centre pour la vingt-cinquième année de la disparition du poète.

Voir le catalogue de l'exposition
Gravure de Delavouët sur carte à gratter

Calèndo (2015)

Exposition organisée pour la vingt-cinquième année de la disparition du poète par le Centre Mas-Felipe Delavouët et la Médiathèque Intercommunale Ouest Provence à Grans, au village, du 5 décembre 2015 au 6 janvier 2016, inaugurée le 4 décembre 2015.

Calèndo, sur le thème de Noël reprend en partie l’exposition du Palais du Roure à Avignon de décembre 2013.

 

 

 

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Marseille (2015)

Escapade littéraire à Marseille. La ville de naissance de Max-Philippe Delavouët, a été choisie en hommage pour le 25ème anniversaire de sa disparition : îles du Frioul, Vieux Port vu du Pharo, tour de la Corniche, la Vieille-Chapelle, promenade vers les Goudes et arrêt face à l’île Maïre.

Marseille-les Iles

Marseille-les Iles

Que la mar vèngue emai revengue, que lou tèms,
un cop la niue, un cop lou jour, bate la terro
e, tambèn, ersejant au cèu que lou countèn,
dis aigo retipant la testardo coulèro,
à grand bacèu d’oumbro e de lus,
l’ome, sablo tambèn, lou gausigue à noun plus…

Que la mer vienne et revienne, que le temps,
une fois la nuit, une fois le jour, batte la terre
et, faisant ses vagues au ciel qui le contient,
reflétant la colère têtue des eaux,
à grands coups d’ombre et de lumière,
use indéfiniment l’homme, sable lui aussi…

Extrait de Pouèmo pèr Evo (Poème pour Eve, Pouèmo I, p.38) dit par l’auteur (avec un extrait de l’adagio de la sonate Pathétique de Beethoven)

Traduction du texte :

Que la mer vienne et revienne, que le temps,
une fois la nuit, une fois le jour, batte la terre
et, faisant ses vagues au ciel qui le contient,
reflétant la colère têtue des eaux,
à grands coups d’ombre et de lumière,
use indéfiniment l’homme, sable lui aussi ;

que tout le rythme du monde autour de moi
s’en donne à cœur joie, puisque je suis justement cet homme ;
que tout cela, sans repos, me racle à vif ;
que le temps dans mon sang avant qu’il ne m’endorme un jour,
emprisonné là pour ma vie,
pour en sortir donne ses coups jusqu’au dernier ;

que tout cela soit sans nul sens, que tout cela
se soit fait une vérité de sa force,
que l’homme soit là pour recevoir les coups
et qu’il se fasse battre sans trop comprendre,
qu’il ne sache pas quel sera son but, après,
quand il sera sous la terre et l’ombre du cyprès ;

qu’il devienne, sous la terre, une grande cage d’ossements
où, comme un oiseau mort, un cœur se parchemine,
quand, se changeant en vers et le rongeant comme un bois,
le temps, toujours le temps, à jamais l’anéantit
moi, mort demain et aujourd’hui étrillé,
le temps ne m’empêche pas, moi l’homme, de parler.

 

Mar di milo camin, mar duberto en ventau,
quand la duerbe dóu nas, quand s’avasto e regisclo,
que gardara d’aquel espousc moun cor mortau ?
Balin-balan, d’aqui-d’eila, turtant lis isclo
m’en vau toujour bouscan lou friéu
vers l’unique camin di terro que voudriéu.

Mer aux mille chemins, mer ouverte en éventail,
quand je la fends de mon étrave, quand elle s’épand et jaillit,
que gardera de cette éclaboussure mon cœur mortel ?
De-ci, de-là me balançant, heurtant les îles,
je vais toujours cherchant le passage
vers l’unique chemin des terres désirées.

Ço que Tristan se disié sus la mar — Ce que Tristan se disait sur la mer, Pouèmo I, p. 186.

 

Lou vènt de moun desir pòu veni ventoulet
que, buta pèr lou vanc d’uno aussado tranquilo,
pode ameina la velo e passa lou goulet :
aro, au darnié pourtau, m’avance vers ma vilo
e trouve enfin lou port preclar
souto l’arco de cèu que joun dous castelar.

Le vent de mon désir peut devenir vent plus doux
puisque, poussé par l’élan d’une houle tranquille,
je puis amener la voile et passer le goulet :
maintenant, au dernier portail, je m’avance vers ma ville
et trouve enfin le port lumineux
sous l’arche de ciel qui relie deux châteaux forts.

Ouresoun de l’Ome de vèire — Oraison de l’Homme de verre, Pouèmo IV, p. 118.

 

Calanco entredurbido entre vòsti testau,
d’un clot d’eigueto molo à l’aucèu farés douno.
Quete recatadou capitarai antau ?
Troubarai-ti lou port ounte l’erso abandoun
sa coulèro sus lis estèu
un cop que pòu plus mordre e l’ome e lou batèu ?

Calanques entrouvertes entre vos promontoires,
vous donnerez à l’oiseau un havre d’eau aisible.
Quel refuge trouverai-je, moi aussi ?
Trouverai-je le port où la vague abandonne
sa colère sur les récifs
lorsqu’elle ne peut plus mordre et l’homme et le bateau ?

Ço que Tristan se disié sus la mar — Ce que Tristan se disait sur la mer, Pouèmo I, p. 180.

 

2015 RDV au jardin

La promenade au jardin (2015)

 

 

 

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Aigues-Mortes (2014)

Escapade littéraire via la Camargue vers Aigues-Mortes, lieu de la Cansoun de la mai auto Tourre. Après avoir traversé le Rhône sur le bac de Barcarin, longé l’étang du Vaccarès (avec des lectures de Joseph d’Arbaud), fait une halte à l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer (avec des lectures de Frédéric Mistral), arrivée à Aigues-Mortes.

 

Vilo di vendemiaire en raro di palun
te noume d’un vièi noum tout bagna d’aigo morto.

Ville des vendangeurs sur le bord des marais
je te nomme d’un vieux nom tout mouillé d’eaux mortes.

(Cansoun de la mai auto Tourre — Chanson de la plus haute Tour, Pouèmo I, p. 168.)

 

 Ansin parlo lou prince à la tourre acouida…

Ainsi parle le prince à la tour accoudé…

(Cansoun de la mai auto Tourre — Chanson de la plus haute Tour, Pouèmo I, p. 134, 142, 156, 166.)

Soulet lou crid dóu tourdre anounciara l’autouno…
Dóu founs dis ouro morto ausisse soun quilet
Qu’à la mai auto tourre e me sono e m’atrivo.
Quand l’arquié vèi la luno au dessus di merlet…

Seul le cri de la grive annoncera l’automne…
Du fonds des heures mortes, j’entends son cri aigu
qui m’appelle et me pousse à la plus haute tour.
Quand l’archer voit la lune au-dessus des créneaux…

(Cansoun de la mai auto Tourre — Chanson de la plus haute Tour, Pouèmo I, p. 132.)

Tau lou pilot sousprés sout sa velo inmoubilo,
que s’areno, sènt plus soun carenau nada
e que, soul sus la pro douminant touto uno ilo,
dèu dire tourre à son batèu,
tau lou prince se tanco au cimèu dóu castèu.

Tel le pilote, surpris sous sa voile immobile,
qui s’ensable, ne sent plus nager sa carène,
et, seul sur la proue dominant toute une île,
doit appeler « tour » son bateau,
tel le prince s’immobilise au sommet du château.

 

(Cansoun de la mai auto Tourre — Chanson de la plus haute Tour, Pouèmo I, p. 166.)

Pastiero pleno à bord, vers la vilo, li càrri
soun revengu pèr li camin de caladat
e touto la vendèmi es jouncho dins li bàrri…

Sous leurs corbeilles débordantes, vers la ville, les chars
sont revenus par les chemins de pierres
et toute la vendange est resserrée dans les remparts…

 

(Cansoun de la mai auto Tourre — Chanson de la plus haute Tour, Pouèmo I, p. 134.)

 

RDV aux jardins 2014

L’enfant au jardin (2014)

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Descente du Rhône (2013)

Escapade sur le Rhône d’Avignon à Arles, dans le sillage du poème de Histoire du Roi mort qui descendait le fleuve,  accompagnée de lectures tout au long du trajet.

O flume, lié reiau de touto reiauta !
recampes tout soulèu i reco de la terro
que touto aigo vers tu adus touto clarta !
Fau qu’atrives tambèn lou rei mort e la sero
pèr li counfoundre ensèmble au clot
di ribo abouscassido ount cascaioun ti flot.

Ô fleuve, lit royal de toute royauté,
tu recueilles tout soleil aux ravins de la terre
puisque toute eau vers toi apporte toute clarté !
Il faut que tu attires pareillement le roi mort et le soir
pour les confondre ensemble au creux
des rives boisées où clapotent tes flots.

Istòri dóu Rei mort qu’anavo à la desciso — Histoire du Roi mort qui descendait le fleuve, Pouèmo II, p. 122

Davales, tranquilas… Passes, o rèi, davans
de baselico en flour ount plouron de béulòli ;
e creson, li creserèu, que i’a de trevan
pèr ploura quauque rèi d’uno autro metroupòli
que vèn, esprès, de vira l’iue
pèr navega davans sa vilo à miejo-niue.

Tu descends, fort paisible… Tu passes, ô roi, devant
des basiliques en fleurs, où pleurent des chats-huants ;
et croient, les crédules, qu’il est des esprits
pour pleurer quelque roi d’une autre métropole
qui vient d’expirer tout exprès
pour naviguer devant leur ville à la minuit.

 

Passes, o rèi, davans de tourre e de dounjoun
ount d’astroulò passon sa man dedins sa barbo
sèns coumprene jamai quete liame rejoun
lis astre pèr sa coueto e n’en sarra la garbo
sèns que ié toumbe sus lou su
e quau pòu la teni d’un poung tant calossu…

Tu passes, ô roi, devant des tours et des donjons
où des astrologues passent leur main dans leur barbe
sans comprendre jamais quel lien réunit
les astres par la tige pour en serrer la gerbe
sans qu’elle leur tombe sur la tête
et qui peut bien la tenir d’un poing si musculeux…

Istòri dóu Rei mort qu’anavo à la desciso — Histoire du Roi mort qui descendait le fleuve, Pouèmo II, p. 126

Fin qu’au soulèu canto soun oumbro is Aliscamp,
e noun tapon li vènt ni lis aigo clarino
la memòri d’un rèi qu’eterniso soun cant.
Ansin dessus li mar volo l’aiglo marino
que seguis li vènt alisa
sèns trouba l’autro ribo ount poudrié se pausa.

Jusqu’au soleil chante son ombre aux Alyscamps,
et ni les vents ni les eaux à voix claire ne recouvrrent
la mémoire d’un roi que son chant éternise.
Ainsi, sur les mers, vole l’aigle marin
qui suit les vents alizés
sans trouver l’autre rive où il pourrait se poser.

Istòri dóu Rei mort qu’anavo à la desciso — Histoire du Roi mort qui descendait le fleuve, Pouèmo II, p. 134
Actes notariés.

Cent ans au Bayle-Vert (2013)

Exposition d’après le thème national Cent ans de protection réalisée par le Centre Mas-Felipe Delavouët, au Bayle-Vert, septembre 2013.

2013 journées du patrimoine

Voir rubrique Journées du patrimoine.
2013 afficheRDV aux jardins

Le jardin et ses créateurs (2013)

 

 

Un poète universel

Mas-Felipe Delavouët, un poète universel (2013)

Exposition du 23 janvier au 23 février 2013 organisée par la Médiathèque Intercommunale et la Mission Promotion et Communication Ouest Provence en partenariat avec le Centre Mas-Felipe Delavouët, Miramas.

 

 
 Voir le texte rédigé pour le site Internet de la Médiathèque Intercommunale de Miramas

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