Dessin

« …J’avoue que je suis émerveillé de rencontrer dans ma quête ces belles sources à peu près ignorées et qui apparemment ne souffrent pas de l’être. Elles savent qu’elles sont trop pures pour ce temps ; trop fières pour se commettre, elles coulent invisibles dans le silence et la vertu de l’orgueil. Mais l’homme qui les découvre et se penche pour y boire reconnaît au goût de l’eau une résurgence lointaine du fleuve qui traversait le Paradis, un goût qu’il avait oublié »

(extrait d’un article de Louis Brauquier, consacré à Jean-Calendal Vianès et à Max-Philippe Delavouët, dans la revue Marseille, 2ème trimestre 1967)

« Votre cosmisme sort vraiment de la terre et du ciel et de la mer, tout en gardant l’intimité charnelle du poète. Cela baigne dans la poésie même… »

lettre de Jules Supervielle, du 25 février 1952

« …J’y entends un accent bien à vous qui vient de la terre mais passe par le ciel. C’est vigoureux, précis, sans sortir de la poésie, avec des vers magnifiques qui vont dans tous les sens, sans cesser d’être dans la ligne du poème… »

lettre de Jules Supervielle, du 25 février 1952

« Vous êtes un poète en dehors du temps et de la mode….. ; Oui il y a quelque chose de primitif et d’achevé chez vous comme dans les dessins des hommes des cavernes (on n’a pas fait mieux)… »

lettre de Jules Supervielle, du 25 février 1952

« …en me fixant en Provence (…) j’avais attendu une rugosité, l’empreinte crétoise, les émotions captées sur le vif et pas les sentiments : eh bien, c’est chez vous que j’ai trouvé ce souffle, j’ai entendu respirer le paysage.  »

lettre de Lawrence Durrell, du 31 janvier 1978

« La rencontre du poète avec les éléments est si fraîche, si spontanée, si puissante que tout ce qu’il voit, tout ce qu’il entend, tout ce qu’il sent (…) devient vérité intérieure dans l’effacement des frontières entre le monde du dedans et celui du dehors ; tout devient manifestation de l’esprit incarné dans les éléments extérieurs (…) Chaque chose rencontrée sur son chemin lui dévoile un secret qui est le fondement de la poésie vraie, forte et saine. Une poésie de la plénitude qui donne la joie de vivre. »

David Shahar, revue Levant, numéro 5, 1992